Quelle reconversion pour un agriculteur ? – Mon Hangar

Que ce soit à la suite de difficultés financières ou par choix, la reconversion pour un agriculteur se prépare au plus tôt. Découvrez comment.

Envisager une reconversion pour un agriculteur n’est pas une chose facile. L’agriculture est une véritable vocation. Un choix de vie pour lequel les agriculteurs optent en espérant le faire jusqu’à la fin de leur carrière. En plus de cela, beaucoup de professionnels du monde agricole assument la responsabilité d’un héritage familial. Alors oui, se reconvertir quand on a été agriculteur, ça n’est pas une chose facile. Mais c’est parfois une chose nécessaire. 

Quand envisager la reconversion professionnelle 

Dans la majorité des cas, un agriculteur envisage sa reconversion uniquement en cas de graves difficultés dans son activité. C’est donc une situation subie, qu’il convient d’appréhender avant le tout dernier moment. En moyenne, chaque année, 10 000 agriculteurs mettent la clé sous la porte. Ces derniers sont contraints d’effectuer un virage dans leur carrière professionnelle.

La crise, liée à la pandémie, que nous traversons depuis 2020 ne devrait pas améliorer ces statistiques. Bien qu’il existe des aides pour les agriculteurs en difficulté (insérer le lien vers l’article : Les aides pour les agriculteurs en difficulté), cela ne suffit malheureusement pas toujours à éviter la faillite.

Il est essentiel d’être prêt sur le plan matériel, mais aussi psychologique à envisager une reconversion pour un agriculteur. Avoir plusieurs options permet d’aborder plus sereinement l’avenir, sans pour autant baisser les bras et renoncer à son exploitation.

Dans d’autres cas, la reconversion des agriculteurs est tout simplement un choix. Outre les difficultés financières, le métier d’agriculteur peut s’avérer très sollicitant en termes de temps et d’énergie. Au fil du temps, la passion pour le métier peut également s’atténuer. Pour ces raisons, des agriculteurs peuvent envisager une reconversion professionnelle.

Les aides à la reconversion pour un agriculteur 

La plupart des agriculteurs effectuent une reconversion professionnelle car leur situation financière ne leur permet pas de garder leur activité. Mais quand l’on sait que la réinsertion professionnelle à un coût (déménagement, formation, etc), c’est d’autant plus difficile à accepter et à réaliser.

Pour cette raison, le ministère de l’Agriculture, Vivéa et Pôle Emploi ont mis en place un dispositif d’aide à la réinsertion professionnelle (ARP). L’ARP consiste en un versement d’une aide de 3 100 euros pour la réinsertion, majorée de 1 550 euros en cas de déménagement. La bonne nouvelle, c’est que l’ARP ne s’adresse pas qu’aux exploitants. Les conjoints d’agriculteur et les aides familiales sur l’exploitation peuvent y prétendre à condition d’avoir travaillé pendant au moins 5 ans. En faisant cette demande d’aide, les agriculteurs doivent renoncer à exercer pendant 5 ans les activités agricoles de chef d’exploitation, associé exploitant, conjoint de chef d’exploitation ou aide familial de l’AMEXA.

L’ARP permet également d’effectuer une demande d’aide à la formation d’un montant de 2500 euros. Pendant le temps de la formation, généralement compris entre 6 et 12 mois, l’ancien agriculteur sera rémunéré à hauteur de 75% du SMIC.

Afin d’envisager la reconversion des agriculteurs dans les meilleurs conditions, Vivéa propose également un crédit annuel de formation. Chaque année, les professionnels agricoles peuvent dépenser ce crédit de 2 250 euros auprès d’organisme de formation agréé. Et ainsi se former à un nouveau métier. Il est à noter que cette somme n’est pas cumulable au fil des ans.

Quel métier choisir pour la reconversion des agriculteurs

Il existe un avantage indéniable pour les agriculteurs dans leur reconversion. Ils sont reconnus dans le marché du travail comme des personnes aux multiples compétences, et surtout comme des gros bosseurs. Il ne sera donc pas difficile de trouver un employeur décidé à faire confiance à un ancien exploitant. 

La plupart des anciens agriculteurs optent pour des travaux manuels, comme maçon, maître d’œuvre ou mécanicien. D’autres encore choisissent des fonctions impliquant de conduire divers types de véhicule, comme chauffeur poids lourds ou chauffeur de bus. Le choix d’un nouveau métier physique n’est toutefois pas la seule option. Il est tout à fait possible pour un ancien agriculteur de se tourner vers un métier de service ou de vente. Les exploitants ayant déjà des notions de gestion d’entreprise, la transition n’en est que plus facile.

Tout en envisageant une reconversion, il est important d’avoir en tête qu’aucun choix n’est définitif et qu’il sera toujours possible de changer d’orientation par la suite. Les formations financées ont justement pour but de tester divers horizons afin de prendre la meilleure décision pour son avenir professionnel. Certains agriculteurs anticipent même ces reconversions en adoptant un double emploi pour compenser une baisse des revenus.

Enfin, rien n’empêche un ancien exploitant de lancer sa propre start-up et ainsi conserver son indépendance. Sur le blog de Mon Hangar, vous trouverez de précieux conseils pour vous lancer avec enthousiasme dans une nouvelle aventure.

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